Collège au cinéma propose aux élèves, de la classe de sixième à celle de troisième, de découvrir des œuvres cinématographiques lors de projections organisées spécialement à leur intention dans les salles de cinéma et de se constituer ainsi, grâce au travail pédagogique d'accompagnement conduit par les enseignants et les partenaires culturels, les bases d'une culture cinématographique. L'UFFEJ Bretagne coordonne le dispositif Collège au cinéma en Côtes d'Armor.
LE FONCTIONNEMENT DE COLLÈGE AU CINÉMA La participation à cette action repose sur le volontariat des chefs d'établissements et des enseignants qui souhaitent y faire participer leurs classes. Les activités de Collège au cinéma sont inscrites dans le temps et le calendrier scolaire au rythme minimum d'une projection par trimestre. Le chef d'établissement s'engage à accompagner activement l'opération, notamment en proposant son inscription au projet d’établissement et s'assure d'un encadrement suffisant pour assurer le bon déroulement des séances. Les enseignants s'engagent à préparer les séances de projections cinématographiques en participant aux sessions de prévisionnement et aux stages de formation organisés à leur intention. Les œuvres au programme doivent faire l'objet d'un travail avec les élèves des classes inscrites dans le dispositif ; Les classes volontaires participent à l’ensemble du programme : les élèves inscrits assistent à la projection de 3 films dans l'année et sur le temps scolaire.
Tarifs
2,50 € par élève
Animation
Voici les films programmés pour l'année 2012-2013 Programmation 6e / 5e
Trimestre I Le Bal des vampires de Roman Polanski, 1h58 – Etats‐Unis/Angleterre, 1968 Après des années passées à chasser les vampires aux quatre coins des Balkans, le professeur Abronsius et son jeune disciple Alfred arrivent dans une auberge de Transylvanie présentant nombre d'indices de leur présence. "Chez Polanski, le cauchemar s’achève en un grand éclat de rire. La beauté du film naît de ses contrastes saisissants : contrastes de couleurs violentes (opposition du rouge et du blanc), dissemblances de lieux (l’auberge pittoresque empreinte de folklore juif et le château des aristocrates), divergences de sensations (le gel opposé à la moiteur dans la scène du bain), dualité des personnages, enfin. L’aubergiste volage Shagal est la version paillarde et parodique du comte von Krolock. À l’érudition d’un Professeur farfelu et étourdi répond le romantisme rêveur et naïf d’un jeune disciple idéaliste. Alfred préfère l’amour courtois et les lois biscornues de l’imaginaire aux préceptes scientifiques. Tandis qu’Abronsius tente d’éclaircir les mystères du vampirisme (« un château sans crypte c’est comme une licorne sans corne »), Alfred se laissera guider à travers les dédales du château par le chant de Sarah. On rit du maître, mais on tremble avec l’élève : Polanski fait rire comme il sait faire frémir. Il détourne les codes symboliques (les clous pour des dents de vampire) et fait frissonner par surprise. Car dans Le Bal des vampires, on joue surtout à se faire peur." (source: www.critikat,com, Marie Bigorie )
Trimestre II : Tomboy de Cécile Sciamma, 1h22, France, 2011 Laure a 10 ans. Laure est un garçon manqué. Arrivée dans un nouveau quartier, elle fait croire à Lisa et sa bande qu’elle est un garçon. Action ou vérité ? Action. L’été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l’attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si la fin de l’été n’allait jamais révéler son troublant secret . "Le titre anglais de ce film signifiant ‐garçon manqué‐ peut mettre le spectateur d'emblée sur la piste du genre : les circonstances vont amener une enfant à l'aube de l'adolescence à expérimenter l'identité et le comportement d'un garçon. On ne saura rien de sa motivation profonde à entretenir l'ambiguïté. Non seuleument Tomboy est un film d'action dont la mise en scène crée une tension mais il donne aussi à réfléchir : comment les enfants traversent‐ils cette période de recherche identitaire? Comment les adultes peuvent‐ils les accompagner dans leur évolution? Céline Sciamma ne juge ni les uns ni les autres et les filme avec tendresse et pudeur, à hauteur d'enfant. Ce film qui questionne tous les spectateurs, enfants et adultes, ouvre des perspectives de débat avec les collégiens." (Dominique Roy, représentante des enseignantes et coordinatrice dans le département de l'Indre et Loire)
Trimestre III : Le mystère de la chambre jaune de Bruno Podalydès, 1h58, France, 2003 Tiré du célèbre roman de Gaston Leroux, "Le mystère de la chambre jaune" navigue entre comédie et drame aux accents théâtraux. Le jeune reporter Joseph Rouletabille, accompagné de son ami et photographe Sainclair, se lance aux trousses du meurtrier qui a tenté d'assassiner Mathilde, la fille du célèbre professeur Stangerson. Il se rend au château du Glandier pour mener l'enquête. Qui est donc l'agresseur ? Quel est son mobile ? Et surtout comment a‐t‐il pu s'échapper de la Chambre Jaune qui était fermée de l'intérieur?
Programmation 4e / 3e
Trimestre I : Le Bal des vampires de Roman Polanski, 1h58 – Etats‐Unis/Angleterre, 1968, Après des années passées à chasser les vampires aux quatre coins des Balkans, le professeur Abronsius et son jeune disciple Alfred arrivent dans une auberge de Transylvanie présentant nombre d'indices de leur présence. "Chez Polanski, le cauchemar s’achève en un grand éclat de rire. La beauté du film naît de ses contrastes saisissants : contrastes de couleurs violentes (opposition du rouge et du blanc), dissemblances de lieux (l’auberge pittoresque empreinte de folklore juif et le château des aristocrates), divergences de sensations (le gel opposé à la moiteur dans la scène du bain), dualité des personnages, enfin. L’aubergiste volage Shagal est la version paillarde et parodique du comte von Krolock. À l’érudition d’un Professeur farfelu et étourdi répond le romantisme rêveur et naïf d’un jeune disciple idéaliste. Alfred préfère l’amour courtois et les lois biscornues de l’imaginaire aux préceptes scientifiques. Tandis qu’Abronsius tente d’éclaircir les mystères du vampirisme (« un château sans crypte c’est comme une licorne sans corne »), Alfred se laissera guider à travers les dédales du château par le chant de Sarah. On rit du maître, mais on tremble avec l’élève : Polanski fait rire comme il sait faire frémir. Il détourne les codes symboliques (les clous pour des dents de vampire) et fait frissonner par surprise. Car dans Le Bal des vampires, on joue surtout à se faire peur." (source: www.critikat,com, Marie Bigorie )
Trimestre II : Les rêves dansants de Anne Linsel et Rainer Hoffmann, 1h29, Allemagne, 2010, documentaire "Le film montre les adolescents qui dansent, la manière dont les corps se dégourdissent, dont la maladresse s'efface, mais plus encore, les auteurs se concentrent sur leurs visages. Des personnalités s'affirment, des personnages apparaissent dont on comprend, comme le dit l'une des répétitrices, qu'ils ont déjà tout vécu : l'amour, l'humiliation, la haine, pour celle‐ci la guerre, pour celui‐là la discrimination ethnique, pour celle‐là encore la perte d'un père. Toute cette mémoire, consciente ou inconsciente, vient modeler les mouvements des corps. Le travail de Pina Bausch et de ses deux assistantes, on le comprend, consiste d'abord à en ouvrir les vannes et à la canaliser. En adoptant, comme ils l'ont fait, une position modeste, extrêmement attentive et respectueuse vis‐à‐vis de leurs personnages et du travail qu'ils étaient en train d'accomplir. Anne Linsel et Rainer Hoffmann signent un film à mi‐chemin entre une comédie musicale et un teen‐movie qui aurait intégré une dimension tragique. Une belle manière de célébrer la vitalité de la danse de Pina Bausch." (extraits de la critique de Isabelle Régnier, Le Monde, 12/10/2010)
Trimestre III : Les Raisins de la colère de John Ford, 2h09, Etats‐Unis, 1940 D'après le roman éponyme de John Steinbeck publié en 1939. Ce film fort raconte l'histoire de la famille Joad, lors de la Grande dépression américaine marquée par les séquelles de la crise économique et le Dust Bowl dans le sud du pays. Il raconte la vie des Américains poussés sur les routes et plongés dans la misère pendant la crise économique de 1929 lorsqu'ils sont chassés de leurs terres par les banques qui prennent possession de leurs biens fonciers. Ce sont d'honnêtes gens, qui ne cherchent ni la richesse, ni la facilité, mais seulement un endroit pour vivre de leur travail et gagner honnêtement leur vie.
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