9, bd Victor Étienne
22600 LOUDÉAC

02 96 66 03 40

En soutien aux salles pendant leur fermeture, L’Agence du court métrage propose L’Extra Court, livré à domicile !

Du 8 au 14 avril, découvrez gratuitement 3 nouveaux films issus du catalogue de L’Extra Court, qui réunit plus de 200 films français et internationaux très courts (moins de 6mn pour la majorité).

 

 

Film 1 : CYCLISTES, un film léger et une belle réussite artistique (Veljko Popovic, 7mn30, 2018, France/Croatie)

Synopsis

En Croatie, dans une petite ville du bord de mer, la saison des compétitions cyclistes bat son plein. Les deux leaders s’affrontent pour remporter la victoire, mais également pour conquérir une femme. C’est sans compter sur l’arrivée au port du plus grand navire de croisière et de son mystérieux capitaine.

 

 

 

Film 2 : JOSÉPHINE ARTHUS, un court qui allie qualité de l’écriture et brio des comédiens (Zoé Gabillet, 12mn, 2014, France)

Synopsis

Joséphine Arthus, jeune journaliste, est convoquée au 36 quai des Orfèvres pour une raison qui lui est inconnue.

Pour aller plus loin

Le court métrage français se délecte traditionnellement de provoquer des rencontres fortuites, motif narratif souvent fructueux lorsque la qualité de la mise en place et les dialogues sont à la hauteur, tout comme l’intensité du jeu des comédiens. C’est clairement le cas de Joséphine Arthus, intitulé de l’identité de son héroïne, une blondinette convoquée dans les locaux du mythique 36, quai des Orfèvres. La jeune femme y est entendue par un fonctionnaire de police sur une banale affaire de drogue douce, dont elle est consommatrice occasionnelle.

La réalisation joue du potentiel des lieux, froids et feutrés – est-on le jour ou la nuit, comme dans Garde à vue de Claude Miller ? –, pour orchestrer la brève rencontre, presque amicale, du flic et de son témoin. La qualité de l’écriture trouve un parfait écho dans le brio des comédiens : Pascal Demolon, devenu le second rôle en vogue du cinéma français, et Mahault Mollaret, remarquée dans La vie au ranch de Sophie Letourneur en 2009.

Mais au-delà d’une simple conversation détendue se profile la gravité d’un enjeu individuel bien plus angoissant, suggéré par la dernière scène du film et montrant comment une existence des plus banales peut basculer sur un détail.

 

 

 

Film 3 : UN OBUS PARTOUT, un film d’animation drôle et glaçant (Zaven Najjar, 9mn, 2015, France)

Synopsis

Beyrouth, 1982. C’est le jour du match d’ouverture de la Coupe du Monde de football. Pour rejoindre sa fiancée, un jeune Libanais doit traverser un pont contrôlé par l’armée.

Pour aller plus loin

Pour son premier film hors école, cet ancien pensionnaire de l’Ensad qu’est Zaven Najjar propose une animation d’une esthétique peu habituelle et plutôt novatrice, abordant un sujet historique empreint de gravité tout en conservant une certaine légèreté. Son héros, Gabriel, doit retrouver sa bien aimée en ce soir de match de football qui mobilise toutes les attentions et pour cela, il doit traverser un pont gardé par des snipers. Le danger est palpable, mais Gabriel et son ami Mokhtar, dans leur vieille Plymouth, ont décidé de le défier…

L’animation joue avec les volumes de l’architecture de la ville et des routes, où les personnages, en silhouettes se détachant du fond coloré, ont l’air bien petits, à l’image de l’homme face aux remous de l’Histoire – le chaos du Liban de 1982 – qui le dépassent et le menacent. L’habileté du film est de monter parallèlement l’aventure du duo de copains avec le commentaire du match Argentine-Belgique qui se déroule en Espagne au même moment, l’accélération folle de la voiture étant concomitante aux courses endiablées de Maradona. Le suspense est à son comble, et le drame toujours possible, ballon rond ou pas…