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En soutien aux salles pendant leur fermeture, L’Agence du court métrage propose L’Extra Court, livré à domicile !

Du 25 février au 3 mars, découvrez gratuitement 3 films issus du catalogue de L’Extra Court, qui réunit plus de 200 films français et internationaux très courts (moins de 6mn pour la majorité).

 

 

Film 1 : JEUDI 15H, une comédie ironique sur les coulisses du métier d’actrice (Léa Drucker, 10mn30, France, 2013)

Synopsis

Le jour où Olga décide de mettre sa carrière de comédienne entre parenthèses pour faire un enfant, son agent lui propose un rendez-vous avec le metteur en scène qui lui a donné envie de faire ce métier.

Pour aller plus loin

Léa Drucker est devenue une figure très familière – liée souvent à des comédies – du cinéma français et, étant elle-même passée par les séries des Talents Cannes de l’Adami, elle s’est adonnée à la réalisation le temps de ce court métrage.

Son sujet touche bien entendu au cinéma et rappelle celui du film d’Yvan Attal Ma femme est une actrice (2001). Comment vivre avec l’un de ces curieux “spécimens”, à la fois si fragiles et si tyranniques, quand on n’est pas du tout du sérail et qu’on exerce un métier “normal” ? La vie privée est-elle prioritaire par rapport à la carrière de l’artiste ? Ces questions frappent de plein fouet le jeune couple mis en scène, dès lors qu’un rendez-vous avec un très grand cinéaste est proposé par son agent à la comédienne débutante.

L’ironie est de mise (Olga se désespère de n’avoir pas encore percé à vingt-trois ans !) et l’on se délecte du contraste entre les deux protagonistes, le patient petit ami faisant preuve de pas mal de flegme… Quitter un mec pour un film ou l’inverse, s’interrogeait la scripte de La nuit américaine de François Truffaut. Le dilemme, quarante ans après, reste entier et mieux vaut en rire avec Léa Drucker !

 

 

 

Film 2 : KALI LE PETIT VAMPIRE, un film d’animation au graphisme singulier (Régina Pessoa, 9mn, Canada-France-Portugal-Suisse, 2012)

Synopsis

Un garçon pas comme les autres rêve de trouver sa place dans le monde. Kali va devoir affronter ses propres démons, traverser ses peurs pour enfin trouver le chemin de la lumière. Telle la lune passe par des phases, il disparaîtra… ou peut-être juste passera à une autre phase du cycle.

Pour aller plus loin

Durant son enfance passée dans une région rurale du Portugal, Regina Pessoa occupait, faute de télévision, ses soirées à dessiner avec un morceau de charbon sur les murs de chaux de la maison de sa grand-mère. L’anecdote n’est pas sans importance, sans doute, sur le style graphique de ses films d’animation, Kali le petit vampire fermant une trilogie remarquablement cohérente dans l’esthétique et les thématiques abordées. La métaphore de la différence et du “mal être”, déjà abordée dans Histoire tragique…, se poursuit à travers le personnage de Kali, un garçon qui rêve d’être comme les autres enfants et de s’inscrire non pas en marge, mais au cœur de la société – il cherche d’ailleurs littéralement sa “place au soleil”, ce qui lui est interdit par son état de vampire. Par rapport à ses œuvres antérieures, l’artiste a ajouté une nouvelle couleur à son graphisme tellement emblématique : le rouge. La couleur du sang et celle de la vie, qui bouillonne et tourbillonne finalement.

 

 

 

Film 3 : OKTAPODI, une époustouflante aventure colorée sur l’île de Santorin (film collectif, 2mn30, France, 2007)

Synopsis

Pour échapper aux griffes d’un commis cuisinier, deux poulpes se lancent dans une burlesque course poursuite. Pourtant, malgré leur improbable succès pour échapper à leur fatale destinée, leur combat pour rester unis ne semble pas fini.

Pour aller plus loin

C’est une stupéfiante trajectoire qu’a connu Oktapodi, film de fin d’études de l’école parisienne des Gobelins, dont la réputation est désormais internationale et qui est allé jusqu’à la cérémonie des Oscars à Hollywood.

Le succès du film s’explique aisément, tant par son rythme, son explosion de couleurs et sa brièveté exemplaire. En effet, il faut à peine plus de deux minutes pour qu’une incroyable course-poursuite se déroule sous nos yeux, investissant les rues escarpées d’une île grecque, aux maisons blanches et bleues, comme il se doit, et sous un soleil radieux. L’enjeu est limpide : un couple d’adorables poulpes amoureux – l’un orangé, l’autre rose ! – a été séparé et le premier veut absolument empêcher la transformation de sa bien-aimée en salade locale !

Sur un montage absolument trépidant, les gags fusent, irrésistibles (voir l’encre jetée par le poulpe sur le gastronome kidnappeur), et leur efficacité est maximale. S’il est encore besoin de prouver à quel point l’animation 3D sur ordinateur a véritablement atteint un niveau de perfection époustouflant, Oktapodi se présente comme l’ambassadeur idéal.